Suite de notre guide pour le contrôle d’accès sécurisé. Pour bien choisir le système qui convient, trois nouvelles solutions sont analysées : le portique de sécurité, le clavier à code et le contrôle biométrique.

BL- Les 3 points clés pour la mise en place d’un contrôle d’accès électronique 2-1

Solution 3 - La sécurité à coût réduit avec le clavier à code

Le clavier à code ou Digicode est un système de serrure électronique, fixé au mur, qui autorise l’accès à certains espaces intérieurs ou extérieurs aux seuls détenteurs du code. Il est résistant aux intempéries et au vandalisme et très apprécié lorsque le nombre d’utilisateurs rend la gestion des clés trop difficile. Il permet de garder un certain niveau de sécurité, même lorsque le turn-over dans l’entreprise est important.

 

Veiller à garantir l’accessibilité à tous

Si le fonctionnement est le même d’un digicode à l’autre, il existe certaines spécificités comme le nombre de caractères et de codes autorisés, le nombre d’utilisateurs, la fréquence radio ou le type de boîtier (encastré ou en applique). Il faut donc en tenir compte lors du choix de la solution. De plus, lors de l’installation sur la porte, il faut faire attention à plusieurs points pour garantir l’accessibilité à tous : des touches lumineuses, une traduction en braille et une hauteur adaptée (notamment pour les personnes à mobilité réduite – PMR).

Le clavier à code présente de nombreux avantages. Il s’adapte facilement et permet de s’affranchir d’une gestion des clés, souvent contraignante. Il est facilement paramétrable, reprogrammable à l’infini, et chaque catégorie d’utilisateur peut se voir attribuer un code spécifique. Néanmoins, il ne permet pas de contrôler l’identité des personnes, ce qui rend très facile la communication du code. C’est pour cette raison qu’il est souvent accompagné d’un badge électronique.

Solution 4 - Lutter contre le vol avec le portique de sécurité

Le portique de sécurité est un système antivol surtout utilisé dans les commerces. Il peut être en verre, en plexiglas ou en plastique, de plusieurs tailles et de portées différentes. Pour fonctionner, il poser des tags sur les produits (étiquette adhésive ou barrette en plastique avec un fil métal, macaron ou badge antivol fixé, spider ou boîtier antivol).

Pour bien choisir un système antivol, deux critères doivent être pris en compte : la taille du commerce et les articles à protéger. Les fabricants proposent souvent des packs avec le ou les portiques, les badges antivol et le déverrouilleur.

Il existe trois technologies disponibles sur le marché : 

- le portique de sécurité avec la technologie RF (radiofréquence), la plus répandue. Il offre un bon rapport qualité/prix, mais un taux de détection de l’ordre de 85%. Les antivols sont discrets et ne nécessitent qu’un seul portique, sur une surface d’un mètre maximum. À condition de le placer à une certaine distance des objets métalliques.

- le portique avec la technologie AM (acoustomagnétique), plus onéreux mais plus efficace avec un taux de détection de 95%.  Il couvre jusqu’à cinq mètres de surface avec un taux de fausse alerte quasi-inexistant (le métal n’a pas d’influence sur son fonctionnement).

- le portique avec la technologie EM (électromagnétique), moins cher, mais avec une surface couverte qui ne dépasse pas 90 cm et un taux de détection qui avoisine les 75%.

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Solution 5 - Optimiser la sécurité avec le contrôle biométrique

Le contrôle d’accès biométrique est basé sur des caractéristiques physiques ou comportementales pour identifier les usagers : les empreintes digitales (technique la plus utilisée), la forme de la main (largeur et longueur des doigts, leurs formes, la taille des articulations, et parfois le réseau veineux) ou les yeux (iris ou rétine). Mais ce système peut aussi analyser le visage complet, les oreilles, l’intonation de la voix ou la signature.

Ses avantages sont nombreux. Tout d’abord, les données analysées sont propres à chaque individu (sans possibilité de falsification). De plus, il est simple d’utilisation et ne présente aucun risque de perte ou de vol, contrairement aux badges. Néanmoins, la technologie présente encore des limites : le vieillissement de l’individu n’est pas bien supporté par les logiciels, les modifications corporelles peuvent altérer la reconnaissance faciale ou des accidents de la vie courante, comme une coupure au doigt, peuvent rendre impossible le contrôle d’accès par empreinte digitale. Pour y remédier, il est souvent recommandé de coupler ce système avec une solution de complémentaire comme un badge ou un clavier à code.

 

La CNIL a son mot à dire

S’il assure une sécurité maximale, il n’est pas adapté à toutes les structures. En effet, il est très régulé par la CNIL et son utilisation doit être justifiée. De nombreux établissements (commerces, sociétés de services, etc.) ne sont pas habilités à l’utiliser car il est jugé disproportionné. Alors que les laboratoires ou les entreprises sensibles recevront plus facilement une autorisation pour l’installer.

Aussi, pour être en conformité avec les exigences de la CNIL, il faut :

- Justifier le besoin d’un système biométrique à l’aide d’une documentation détaillée ;

- Assurer un stockage individuel des gabarits prélevés, ou un cryptage partiel lors d’un stockage de masse ;

- Remplir la grille d’analyse des risques fournie par la CNIL.

Une fois ces conditions remplies, l’établissement effectuera un engagement de conformité à l’AU-053. De plus, cette documentation devra être approuvée par les représentants du personnel avant toute mise en œuvre.

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